architecte paysagiste bordeaux art paysage

 

Paysage ordinaire,

Court métrage

 

Extrait de diplôme d'architecte paysagiste DPLG,

SCoT de Bergerac, 2015.

 

// Héléna Le Gal, Marie Bretaud, Jean-Louis Boutonnet \\

 

[ projet réalisé ]

Cette partie du projet incarne le souhait de développer une approche fictionnelle (et non documentaire) des paysages bergeracois, à travers l’outil filmique (et non photographique). Nous avons donc cherché à créer un court-métrage dont l’objectif serait de faire le récit de certains paysages locaux, notamment dans les représentations imaginaires qu’ils peuvent supporter.

Le BIJ Espace Jeunes de Bergerac lançant un concours de scenario dont le vainqueur serait soutenu dans la réalisation de son court-métrage (tournage-montage-diffusion), nous avons candidaté en écrivant le scenario de « Paysages Ordinaires ». N’étant pas habitantes du territoire, notre candidature n’a pas été acceptée, mais elle a intéressé le responsable audio-visuel du BIJ Espace Jeunes, Jean-Louis Boutonnet, qui s’est proposé de nous soutenir dans notre projet, en nous offrant ses services pour tourner et monter le film.

" Lors de son retour au domicile familial, MOI se souvient: les courses dans les vignes, la guerre dans le fossé, les clopes sous l'abribus, les névroses d'Edouard et les conflits de voisinage.

Des univers, des imaginaires se confrontent et se superposent au sein d'un même paysage, faisant émerger les mythes d'un certain ordinaire. "

Bande annonce

Raconter les paysages revient ici à tisser une mythologie autour d’eux ; en invoquant dans les lieux de « l’extra-ordinaire » via l’incrustation de représentations imaginaires, nous cherchons à les faire sortir de leur statut « banal », et à démontrer que bien que vécus quotidiennement, ils ne sont pas si anodins ; à contrario, ces paysages recèlent des formes singulières, perçues de l’extérieur ou vécues de l’intérieur ; ils catalysent d’une part des questions collectives cruciales potentiellement polémiques (le pavillonnaire par exemple) et d’autre part des affects particuliers en lien avec des individus réels. In fine, faire le récit de ces réalités par une fiction permet de montrer des lieux peu représentés, de questionner un public sur des formes d’habiter sans tomber dans le réquisitoire ni le plaidoyer, et enfin d’inclure dans les réflexions territoriales la question des affects individuels qui impactent dans les paysages, par les représentations que chaque individu s’en fait ou par les actions qu’il porte dessus.

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