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La mémoire du risque

 

Projet scolaire 3è année paysage,

en partenariat avec la Communauté de Communes de Dolus, Ile d'Oléron

janvier 2013.

 

// Clement Borrell, Marie Bretaud, Romain Lacoste, Helena Le Gal \\

 

[ projet fictif ]

L’île d’Oléron, de part sa nature insulaire, combine les mêmes limites administratives (CDC) et géographiques. C’est sans doute pourquoi appréhender le territoire dans sa globalité semble primordial pour saisir le site et ses enjeux. Pourtant cette unité apparaît hétérogène, puisque composée de multiples situations paysagères, aujourd’hui elles-mêmes administrées par tellement d’acteurs isolés.L’histoire montre que le paysage identitaire oléronais que l’on connait aujourd’hui (marais, forêts, digues...) est le fruit d’une gestion collective.L’individualisme latent de ce dernier siècle donne à voir des paysages stables, car ayant conservé leur morphologie caractéristique.Pourtant ils sont profondémént dégradés et n’assurent plus efficacement leurs fonctions premières.C’est au lendemain d’évènements comme la tempête Xynthia que l’on peut se rendre compte de certains disfonctionnements. : si les pratiques, les générations, et les propriétaires ont changé au cours du temps, les risques inérants à l’île sont encore réels. A leur échelle, qui est celle des paysages et du grand territoire, s’oppose celle, de plus en plus restreinte, des modes de gouvernances. Avons nous encore les bons outils pour appréhender et s’adapter intelligement aux aléas ?C’est dans ces considérations que notre travail a trouvé ses fondements et sa problématique. Il se décline à travers trois étapes, une analyse historique, un état des lieux contemporain du territoire, et des pistes d’action, qui convergent toutes autour du questionnement des risques sur l’île. Cela nous mène à traiter de paysages, peut-être dans leurs réalités physiques, avec l’aménagement et la gestion, mais aussi dans leur dimension culturelle, avec les représentations, les réglementations et surtout le récit paysage

Etat des lieux des risques

En faisant l’état des lieux des risques actuels,on peut critiquer le PPR qui, en plus de se limiter à une logique de zonage, n’est pas exhaustif. Une coupe témoigne de l’imbriquement complexe desphénomènes sur le territoire. On se rend compte que l’activité touristique se concentre sur les zones sensibles. Ici, il n’est aucunement fait allusion au risque d’inondation pourtant présent sur l’île. Il apparaît que le risque majeur est la submersion.

Récit, des creux et des bosses

L’histoire montre que, durant les siècles les marais salants se sont transformés en marais ostréicoles et se sont rapprochés de côtes. Et qu’en parallèle, les administrations cherchant à fixer le trait de côte ont créé le paysage de dunes boisées caractéristique des côtes atlantiques.

Mémoire, oubli et perception

A travers le temps on assiste à une perte de la mémoire du risque.La transmission orale au sein des habitants s’est perdue suite à des évènements comme la guerre et l’exode rural.Du côté des aménageurs, l’informatique déconnecté de la réalité territoriale, remplace les archives et les pratiques locales.Parallèlement, le tourisme croissant niant les connaissances vernaculaires, ainsi qu’une absence d’aléas climatiques, entrainent une amnésie du risque.

A travers les sondages, il apparaîtaujourd’hui que même si la population est capablede situer géographiquement les risques elle n’est pasapte à en déterminer les tenants et aboutissants.

Culture du risque

La culture du risque et la réflexion du paysage qui en découlent sont des préoccupations qui dépassent les limites administratives. On le voit dans le cadre d’identité géographique telles que la bassin versant d’un marais à cheval sur 3 communes. Nous nous sommes intéressés à la communication liée au risque. Sur l’île elle passe par des expositions pédagogiques mais aussi par la distribution de documents d’information, plutôt cryptiques tel que le DICRIM. Certaines des réglementations liées aux risques nous semblent problématiques : Des zonages réducteurs: la création de zones noires, décision trop rapide, le PPR incomplet. Le territoire est fractionné (différents propriétaires), il est aussi largement inventorié, légiféré et protégé sur certains milieux, ce qui entraine une gestion globale et cohérente plus difficile.

Le Marais 3 en 1

 

Le Parcours de la mémoire

 

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